Oser approfondir les débats législatifs

Les ordres du jour du parlement local de La Chaux-de-Fonds préoccupent les élu-e-s du POP, qui ont déposé une interpellation avec quelques critiques, mais surtout des propositions.

Par la voix de leur président Julien Gressot, les popistes rappellent que la Ville traverse actuellement une période difficile, ce que presque tout le monde sait. L’interpellateur observe que la séance du dernier Conseil général (législatif) qui devait avoir lieu le 28 août a été annulée et que celle du 25 septembre ne contient quasiment aucun sujet d’importance à son ordre du jour. Le jeune conseiller général regrette cette situation car, interroge-t-il, «ne devrait-il pas y avoir davantage de sujets cherchant à apporter de nouvelles solutions, ce qui a toujours caractérisé le fort des Montagnons?»

Le popiste sait que les membres de l’exécutif ne comptent pas leur temps pour trouver des solutions, et notamment pour toquer à la porte du Château de l’exécutif cantonal, «qui demeure encore et toujours close lorsqu’il s’agit d’entendre nos doléances et de rétablir un semblant d’équité dans ce Canton».

Ce point, rappelé par Julien Gressot, n’est pourtant pas le sujet principal de son interpellation. Il précise que «pour mieux maîtriser la situation financière, nous avons bien souvent, trop souvent à notre goût, parlé de coupes budgétaires et de mesures d’économie dans cet hémicycle ces derniers temps, et, nous l’avons souvent répété, nous aimerions aussi voir de nouvelles recettes fleurir». Il constate que plusieurs dossiers allant dans ce sens se trouvent entre les mains du Conseil communal (exécutif) et qu’ils pourraient apporter des débuts de solution financière à la ville. Et bien que les popistes les attendent avec impatience, les conclusions n’arrivent pas. Il cite trois dossiers qui, selon eux, mériteraient d’être traités le plus rapidement possible.

Une monnaie locale

La politique de stationnement pourrait être ainsi plus dynamique, afin d’améliorer à la fois la circulation difficile dans la ville et d’amener quelques deniers bienvenus dans les caisses.

L’introduction d‘une monnaie locale (proposée par les popistes) permettrait aussi de dynamiser le commerce et les circuits courts et ainsi de participer peut-être à l’endiguement du lent mouvement de dépeuplement des enseignes du Centre-Ville, ce qui préoccupe de plus en plus d’habitantes et habitants.

L’an passé, des Etats-généraux- soit une rencontre à huis clos entre conseillers généraux et conseillers communaux pour proposer des pistes pour sortir la ville hors de son ornière, avec des groupes de travail qui ont élaboré des pistes de réflexions- ont eu lieu et ont débouché sur un grand nombre de propositions plus ou moins orthodoxes. «Pourquoi ne pas profiter d’une séance peu chargée pour en faire le bilan, creuser les idées, peaufiner nos démarches et tenter de donner un cap plus positif à la Ville, plutôt que de supprimer une séance?» questionne le popiste.

Il conclut son intervention en disant «Nous le répétons, mais c’est important de le noter, il ne s’agit pas de nier les efforts du Conseil communal, bien au contraire, mais plutôt une manière de le soutenir en lui proposant d’intensifier les échanges entre nos deux conseils. Le Conseil communal peut-il nous donner sa vision concernant ces points, des informations sur l’avancée de ces différents dossiers et des réponses aux différentes interrogations développées dans cette interpellation?».

Cette intervention du groupe popiste entend approfondir les débats afin que la population sache qu’il y existe un monde politique qui empoigne les dossiers et propose des solutions. n

Alain Bringolf