Résumé de la séance du 28 juin 2018 du Conseil général de La Chaux-de-Fonds

Résumé du POP de la séance du 28 juin 2018 du Conseil général de La Chaux-de-Fonds

Trois rapports sont à l’ordre du jour de la séance : l’installation d’un filtre pour les micropolluants, une modification du règlement communal d’aménagement pour permettre l’extension d’Emmaüs et la réouverture de la gare de la Fiaz. Deux motions UDC ont également été traitées concernant la sécurité routière.

En plus de ces points, le Conseil général a reçu la démission de la verte Anne Monnard qui a beaucoup œuvré au sein des institutions de la Ville. Bravo à elle pour son bel engagement !

 

  1. Rapport du Conseil communal relatif à une demande de crédit de CHF 10’580’000.- pour le traitement des micropolluants à la station d’épuration

C’est la popiste Marina Schneeberger qui a présenté la position du POP. Tout d’abord, il faut dire que la demande de crédit est conséquente, mais proviennent en grande partie de la Confédération (75%) et du canton (15%). Il reste 10% à la charge de la Ville, financés par la taxe d’épuration des eaux. Ce crédit ne vient donc pas directement péjorer le budget de la ville.

L’installation d’une station de micropolluants complète la STEP. Cela a été rendu nécessaire, à la suite du constat de l’état alarmant du Doubs en raison de l’élimination imparfaite des déchets produits en ville de La Chaux-de-Fonds. Une plainte d’associations de protection de la nature a poussé à se pencher sur cette problématique. Il existe quatre sources principales de pollution identifiées : les ménages, les industries, l’agriculture et les résidus de médicaments passant dans l’eau. Une infrastructure de la sorte permet de limiter ces micropolluants dont les effets demeurent encore largement inconnus, mais considérés comme potentiellement très nocifs pour l’eau, l’environnement et par conséquent pour l’être humain. Ce type de station est la conséquence de notre mode de vie. Il ne traite pas le problème à la racine, à savoir des procsessus industriels encore trop souvent peu respectueux de l’écosystème, une surconsommation de médicaments, l’usage de produits pouvant se révéler toxique et l’emploi de la chimie dans l’agriculture. Faute de pouvoir changer tout ça pour le moment, une station de micropolluants paraît importante aux yeux des élus popistes. Les conséquences sur les finances de la ville sont la suppression de la taxe permettant de financer cette structure, mais, en contrepartie, une augmentation des frais d’entretien.

Rapport accepté par 34 voix sans opposition ni abstention.

 

  1. Rapport du Conseil communal relatif à une modification du règlement d’aménagement communal (RAC) pour le bien-fonds 18300 du cadastre de La Chaux-de-Fonds (« Emmaüs », à la Joux-Perret).

Karim Boukhris a défendu la position du POP sur ce point. La demande d’agrandissement d’Emmaüs remonte à loin, en 2011 déjà. Elle s’est heurtée à la Loi sur l’Aménagement du Territoire (LAT) et divers autres règlements. Des négociations se sont déroulées entre le Canton de Neuchâtel, la Confédération et la Ville pour trouver une solution à cette situation. Solution qui a été trouvée et semble convenir à tous les acteurs, en premier lieu à Emmaüs, qui effectue un formidable travail de réinsertion et de récupération de matériels usagés en faveur des plus défavorisés. Le seul point de ce rapport posant question fût l’exigence de la Confédération de détruire le bâtiment dans le cas où Emmaüs le quitterait. Le Conseil communal a proposé de ne pas prendre en compte cette demande et de permettre une transformation en un bâtiment agricole, son ancienne fonction.

Rapport accepté par 34 voix pour sans opposition ni abstention.

 

  1. Rapport du Conseil communal relatif à une demande de crédit de CHF 2’066’500.- pour la participation financière à la réouverture de la gare ferroviaire de La Chaux-de-Fonds – Fiaz

Maria Belo est intervenue pour le POP. La gare de la Fiaz a été fermée en 1995, ce que le POP regrette et coûte désormais très cher. Le refus du Transrun a bloqué le projet de réouverture lancé en 2010. Après de longues négociations avec les CFF, la Confédération, l’État français et le canton, une clé de répartition du financement a été trouvée. La Ville doit finalement supporter un montant forfaitaire de CHF 2’066’500.-. Le POP a déploré le manque d’investissement des CFF et de la Confédération dans ce dossier. Nous estimons que le nombre d’utilisateurs a porté de la gare, l’équivalent de la population de Peseux, vaut le prix de cette réouverture. À noter que le permis de construire s’achève en 2020 et qu’il était nécessaire de faire passer ce crédit avant le vote du Grand Conseil prévu en automne 2018. Le moindre ralentissement aurait signifié l’abandon de cette gare pour une durée, sans doute, très longue voire définitive.

Le rapport a été accepté par 27 voix contre 0 opposition et 7 absentions (UDC et une partie du PLR).

 

  1. Deux motions UDC (donc des demandes d’études nécessitant un rapport du Conseil communal) ont également été acceptées. La première pour inciter les automobilistes, avec des moyens simples, à plus de civilités. Bien que doutant de la réussite de cette vision tout à fait libérale, le POP partage les préoccupations exprimées par l’UDC. Nous ne nous y sommes pas opposés. À noter que lorsqu’il fallait, selon l’UDC, trouver une solution aux incivilités des vélos, l’UDC proposait d’augmenter la répression. Un poids, deux mesures.
  2. La seconde motion voulait examiner le bien-fondé des passages-piétons dans une formulation vague qui tendait à en supprimer une partie. Après l’acceptation de notre amendement clarifiant la demande d’étude, la motion a également été approuvée par le Conseil général. Le prix d’un tel examen demandé par l’UDC coûte certes un prix élevé (plus d’un million selon le Conseil communal), mais l’augmentation du trafic routier requiert des moyens pour protéger les usagers de la route les plus faibles, en premier lieu les piétons.

 

La Chaux-de-Fonds, le 29 juin 2018.