Pollution et fête de l’Unesco

Le 10 mai 2019, le Courrier publiait un article sur la pétition qui circule en Ville de la Chaux-de-Fonds. Son objet: demander au Conseil communal l’annulation de la venue de la Patrouille aérienne suisse lors des festivités des dix ans de l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le 10 avril déjà, le POP déposait une interpellation en ce sens au Conseil général de la Chaux-de-Fonds. Celle-ci a inspiré la pétition réalisée par Mmes Cornu et Pétremand, qui est déjà munie de plusieurs centaines de paraphes. Bravo!

Le sujet peut paraître anodin, ce d’autant plus que la venue des avions ne coûtera rien aux contribuables neuchâtelois… si ce n’est écologiquement! Et c’est bien la raison pour laquelle le POP s’y oppose ! En effet, s’il est évident que d’autres pollutions ont un impact bien plus élevé sur l’environnement, il s’agit ici d’une invitation officielle de la part des autorités politiques de la Ville pour fêter une grande fierté chauxoise. Mettre en relation les festivités liées à notre inscription à l’Unesco et un spectacle aérien ne devrait plus être possible en 2019! Et ce d’autant plus que tou.te.s les enfants de la Ville sont convié.e.s à l’évènement. Les autorités politique se doivent d’être absolument exemplaires sur ces questions et il existe bien assez d’autre manières d’organiser des célébrations.

On parle d’extinction de masse, de désastre écologique, de société à 2’000 Watts, de modifications de la loi sur l’énergie, de manifestations pour le climat… et on célèbre en larguant du fuel dans les airs? Pour quelques secondes de cabrioles aériennes?

C’est une totale incohérence. Il est déjà suffisamment difficile de s’attaquer à la pollution nécessaire au fonctionnement de nos sociétés (chauffage, transport, etc.) sans en ajouter une « festive ».

À ce taux-là, autant brûler de l’essence pour mettre le feu au bonhomme hiver.

Le Conseil communal devra répondre à l’interpellation du POP lors de la séance des Comptes 2018 du 23 mai 2019. Affaire à suivre!

Nicolas Turtschi et Julien Gressot